INSIDE GOBIK | Paco García

INSIDE GOBIK | Paco García

Les groupes, le côté le plus humain du cyclisme

Paco García est devenu l’une des personnes les plus reconnaissables au sein de la communauté Gobik, et pas seulement pour sa barbe ou ses t-shirts improbables. Même s’il ne venait pas du cyclisme, il vit aujourd’hui ce sport avec le naturel et l’enthousiasme de quelqu’un qui aurait toujours fait partie d’un groupe.

Depuis son poste de responsable commercial custom pour l’Europe centrale, du Nord et de l’Est, il a fini par découvrir quelque chose qu’il ne s’attendait pas à trouver dans ce sport : un immense sens de la communauté.

Car derrière chaque tenue personnalisée, il n’y a pas seulement des couleurs, des logos ou des designs. Il y a des amitiés, des voyages, des rituels partagés et des groupes qui, avec le temps, finissent par devenir de véritables familles.

Nous avons parlé avec Paco de tout cela : des personnes, des histoires et du côté le plus humain du cyclisme.

“Quand tu commences à connaître cet univers, tu te rends compte qu’il n’est absolument pas individualiste. Les coéquipiers, le soutien et l’équipe technique sont fondamentaux. Au final, beaucoup de groupes et de clubs finissent par devenir de véritables familles”.

Derrière chaque projet

Son travail consiste à accompagner aussi bien les clubs que les magasins tout au long du processus custom : du premier contact jusqu’à ce que la tenue arrive entre leurs mains.

“Nous transformons leur idée de projet en réalité. Très souvent, nous nous impliquons personnellement dans les décisions de design et de vêtements pour les aider à créer quelque chose d’unique”.

Mais au-delà des e-mails, des appels ou des réunions, il y a une chose que Paco a claire : tout commence par la compréhension des personnes qui se trouvent derrière chaque groupe.

“J’essaie toujours de me mettre à la place du client. Il faut travailler comme si c’était pour soi-même. Et si un problème survient, chercher la meilleure solution possible rapidement et en étant sincère. Les gens accordent énormément de valeur à cela”.

Instagram comme point de rencontre

Ce qui a commencé comme un simple outil de travail a fini par devenir une fenêtre ouverte sur des centaines d’histoires partagées.

Paco utilise Instagram pour suivre le quotidien des groupes, découvrir comment ils vivent le cyclisme et garder le contact avec beaucoup des clubs avec lesquels il travaille.

“Je n’ai même pas de compte Instagram personnel. Au départ, c’était un outil pour chercher des informations et j’ai fini par me sentir partie prenante de nombreux groupes. J’adore qu’ils m’envoient des photos, des vidéos ou des histoires de leurs sorties”.

Et c’est probablement là l’une des raisons pour lesquelles tant de personnes au sein de la communauté Gobik le sentent si proche.

Voyager pour comprendre le cyclisme de l’intérieur

Même s’il passe une grande partie de son temps au bureau, les déplacements sont une part fondamentale de son travail. Salons, événements et grandes cyclosportives lui permettent de mettre un visage sur toutes ces personnes avec lesquelles il échange au quotidien.

“Quand tu rencontres quelqu’un en face à face, tu comprends beaucoup mieux ce dont il a besoin. En plus, c’est le moment parfait pour recommander des produits ou partager des impressions réelles”.

Parmi tous ses voyages, il y en a un qui se distingue particulièrement : Mallorca 312.

“C’est toujours un plaisir. J’ai l’occasion de rencontrer énormément de clubs avec lesquels je travaille pendant l’année et de partager des moments bien plus proches et détendus”.

Qu’est-ce qui rend une grupeta spéciale ?

Après des années à travailler avec des clubs de toute l’Europe, Paco sait clairement qu’il n’existe pas une seule réponse.

« Chaque grupeta recherche quelque chose de différent. Certaines privilégient le design, d’autres la qualité ou le respect d’un budget précis. L’important est de s’adapter à leurs besoins ».

Mais s’il y a bien quelque chose qui fait vraiment la différence, c’est l’enthousiasme.

« J’accorde énormément de valeur au fait qu’un groupe arrive avec l’envie de créer quelque chose d’unique. Ce sont les designs dont on se souvient le plus, parce qu’ils reflètent parfaitement la personnalité et l’enthousiasme de ceux qui les portent ».

Il reconnaît aussi, en riant, que ceux qui font du vélo ont quelque chose de spécial.

« Ils sont fous… hahahaha. Il faut avoir une force de volonté énorme pour trouver du temps chaque jour et le consacrer à ce sport ».

Des souvenirs impossibles à résumer

Quand nous lui demandons s’il y a une grupeta spéciale, Paco rit avant de répondre. Impossible d’en choisir une seule.

Il cite des noms comme Gruppetto Hamburg, HRC Hannover, Alive Inside ou Braunstein, des clubs avec lesquels il a partagé des événements, des rides et des expériences au fil des années.

« Il y en a tellement qu’elles ne tiendraient pas dans cette interview ».

Et c’est probablement la meilleure réponse possible.

Questions rapides avec Paco

Un mot pour définir Gobik
Équipe.

Café avant ou bière après ?
« Bière, avant, pendant et après ».

Ton vêtement préféré de Gobik ?
Terrain. « Large, confortable et respirant ».

Un cycliste avec qui tu partirais rouler demain ?
Jolanda Neff. « Même si je me perdrais dès le départ ».

La meilleure excuse pour ne pas sortir rouler ?
« Avec ceux-là, je ne sors pas, ils vont trop vite ».

Tour, Giro ou Vuelta ?
La Vuelta. « On n’est nulle part mieux que chez soi ».

Une chanson pour sortir à vélo ?
FME de Mudrat.

Plus que des tenues

Parler avec Paco, c’est comprendre que derrière chaque tenue custom, il y a bien plus que des couleurs ou des logos. Il y a des histoires, des amitiés, des voyages, des cafés avant de partir et des bières après l’arrivée.

Et surtout, il y a des personnes. Parce que si Paco García a bien compris quelque chose après toutes ces années, c’est que le cyclisme ne se résume jamais à pédaler.

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